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Annonce du gouvernement Ford sur les frais de scolarité : Déclaration de Harvey Bischof, président d’OSSTF/FEESO

17 janvier 2019 — L’annonce aujourd’hui par le gouvernement Ford de diminuer les frais de scolarité des étudiants de 10 pour cent, sans financement additionnel aux établissements pour compenser cette diminution, ne fera qu’aggraver les répercussions négatives du sous-financement chronique avec lequel doivent composer les universités ontariennes depuis plusieurs années. En Ontario, chaque étudiant universitaire, tout comme leur famille, devrait être sérieusement inquiet des effets néfastes que cette décision aura sur les programmes et les services offerts par les universités dans toute la province.

Depuis des années, l’Ontario se classe bon dernier au Canada en matière de financement provincial par étudiant pour les universités et, par conséquent, les universités ontariennes financées à même les deniers publics se retrouvent dans la position peu enviable de devoir compter davantage sur les frais de scolarité des étudiants plutôt que sur les fonds du gouvernement pour couvrir les coûts d’exploitation. Il n’est pas étonnant que les étudiants des universités ontariennes doivent payer les frais de scolarité les plus élevés au Canada.

Tout d’abord, les étudiants n’auraient jamais dû payer la note pour ce problème, mais sans une augmentation du financement de la part du gouvernement, la diminution des frais de scolarité annoncée aujourd’hui retirerait des centaines de millions de dollars du secteur de l’enseignement postsecondaire en Ontario. Plusieurs universités individuelles seront aux prises avec une réduction de dizaines de millions de dollars pour le financement des programmes et services. Une baisse de revenus de cette envergure ne peut faire autrement que d’avoir des conséquences dévastatrices tant sur la qualité de l’éducation que sur la disponibilité des services et des soutiens aux étudiants.

Ceci n’est pas acceptable pour les milliers de travailleuses et travailleurs du personnel de soutien des universités représentés par OSSTF/FEESO et cela ne devrait pas être acceptable pour quiconque se préoccupe de la qualité et de la viabilité de l’éducation postsecondaire en Ontario. OSSTF/FEESO demande au gouvernement de reconsidérer son approche, de consulter les principaux intervenants et de reconnaître que la diminution des frais de scolarité des étudiants doit s’accompagner d’un financement accru et stable pour les programmes et services des universités de l’Ontario.

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