Pour publication immédiate : Le 11 mai 2026
TORONTO ON — La Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) demande que tout changement de politique limitant l’utilisation des téléphones cellulaires dans les écoles soit appuyé par des politiques claires, une application cohérente, un véritable investissement dans le soutien aux élèves et que le gouvernement mette fin à l’apprentissage en ligne obligatoire.
« Nous voulons tous que les élèves soient concentrés, en sécurité et capables d'apprendre », a déclaré Martha Hradowy, présidente d'OSSTF/FEESO. « Des attentes claires concernant l’utilisation du téléphone cellulaire peuvent en faire partie. Cependant, les règles à elles seules ne permettront pas de résoudre les vrais défis auxquels sont confrontés les élèves et les écoles. »
Tout effort déployé par le ministre Calandra dans le but de réduire les distractions et soutenir l'apprentissage des élèves doit s'accompagner d'une approche uniforme quant à la manière dont les élèves sont censés apprendre dans l'ensemble du système.
L'apprentissage en ligne obligatoire a été lancé comme mesure de réduction des coûts et a entraîné une augmentation des effectifs de classe, une diminution du soutien aux élèves et un accès réduit à des expériences d'apprentissage pertinentes. Pour de nombreux élèves, cela ne favorise pas l'apprentissage et peut même rendre la réussite plus difficile.
Bien que certains élèves puissent bénéficier de l'apprentissage en ligne et devraient avoir la possibilité de faire ce choix, rendre l'apprentissage en ligne obligatoire fait plus de tort que de bien à la plupart des élèves. L'apprentissage en ligne obligatoire peut également nuire à l'engagement des élèves en présentiel, certains se demandant pourquoi ils devraient assister aux cours alors qu'on s’attend à ce qu’ils apprennent en ligne.
« On ne peut pas prétendre vouloir améliorer l’assiduité et limiter le temps passé devant les écrans dans les salles de classe tout en exigeant des élèves qu’ils suivent des cours en ligne », a conclu Martha Hradowy. « Si le gouvernement se soucie vraiment de la réussite des élèves, il devrait mettre fin à l’apprentissage en ligne obligatoire. »
OSSTF/FEESO continuera à offrir au gouvernement et à apporter à la table de négociation des solutions axées sur les conditions dont les élèves ont besoin pour réussir et pour assurer des milieux d’apprentissage sûrs et sains partout en Ontario.
OSSTF/FEESO, créé en 1919, représente plus 60 000 membres de partout en Ontario. Ils comprennent le personnel enseignant des écoles secondaires de l’Ontario, le personnel enseignant suppléant, les aides-enseignants, les éducateurs et éducatrices, le personnel enseignant à l’éducation permanente et les instructeurs, les éducateurs et éducatrices de la petite enfance, les psychologues, les secrétaires, les orthophonistes, les travailleurs et travailleuses sociaux, le personnel de conciergerie, le personnel de soutien des universités ainsi que plusieurs autres membres du personnel du domaine de l’éducation.