Déclaration de la présidente d’OSSTF/FEESO, Martha Hradowy
Pour publication immédiate : Lundi 9 février 2026
TORONTO (Ontario) — OSSTF/FEESO exprime sa pleine solidarité envers les membres du District 35 d’OSSTF/FEESO — personnel de soutien de l’Université Brock, qui font face à la perspective de pertes d’emplois importantes et d’une restructuration marquée par un manque de transparence et une consultation inadéquate.
Le personnel de soutien est essentiel au fonctionnement quotidien des établissements postsecondaires. Il fournit des services et des soutiens indispensables dont dépendent chaque jour les étudiantes et étudiants, le corps professoral et les communautés de campus. Lorsque ces emplois sont menacés, ce ne sont pas seulement les travailleuses et travailleurs qui en subissent les conséquences : les étudiantes et étudiants, le corps professoral et l’ensemble de la communauté universitaire en ressentent également les effets.
L’unité de négociation d’OSSTF/FEESO à l’Université Brock a clairement indiqué que, malgré des demandes répétées, l’administration de l’Université Brock n’a pas fourni d’information complète et détaillée sur l’ampleur des mises à pied potentielles ni sur la nature de la restructuration envisagée. L’Université n’a pas été en mesure de s’engager quant à un nombre précis de postes qui seraient éliminés et cette incertitude persiste.
Ce manque de transparence est inacceptable. Les travailleuses et travailleurs ont droit à des réponses franches, à une consultation significative et au respect de leurs droits prévus à la convention collective. Toute modification des effectifs doit se conformer pleinement aux dispositions de la convention collective du District 35 d’OSSTF/FEESO — personnel de soutien de l’Université Brock, y compris celles relatives aux avis, à la consultation, à la sécurité d’emploi et à la représentation.
Le Bureau provincial d’OSSTF/FEESO est profondément préoccupé par des informations selon lesquelles des postes représentés par OSSTF/FEESO seraient visés de façon disproportionnée et que des décisions pourraient être guidées par des exercices « d’efficacité » menés par des tiers, à huis clos. Nous sommes également préoccupés par le fait que certaines travailleuses et certains travailleurs seraient dirigés vers des postes prétendument « restructurés » ou « nouveaux » que l’Université tenterait de reclassifier à l’extérieur de l’unité de négociation. OSSTF/FEESO s’oppose activement à ces démarches.
La réduction des coûts ne peut pas servir de prétexte pour miner les syndicats, éroder la sécurité d’emploi ou affaiblir la qualité de l’éducation et des services de soutien aux étudiantes et étudiants. Le respect de la négociation collective et des ententes juridiquement contraignantes doit être le point de départ de toute discussion sur le changement.
Ces événements s’inscrivent dans un contexte de sous-financement provincial chronique de l’éducation postsecondaire. L’Ontario continue d’occuper le dernier rang au Canada pour le financement par étudiante et étudiant, ce qui exerce une pression énorme sur les établissements de toute la province. La solution n’est toutefois pas de supprimer les emplois des travailleuses et travailleurs qui assurent le fonctionnement des campus. La solution réside dans un investissement public durable et prévisible dans les collèges et les universités.
OSSTF/FEESO demande à l’Université Brock de suspendre toute mise à pied additionnelle, de faire preuve d’une transparence totale quant aux changements proposés et de s’engager dans une consultation réelle et de bonne foi avec les syndicats. Cette consultation doit s’appuyer sur le respect strict des conventions collectives existantes.
Nous demandons également au gouvernement de l’Ontario de s’attaquer à la crise de financement de l’éducation postsecondaire afin d’éviter que les établissements soient poussés vers des décisions préjudiciables qui déstabilisent les campus et les communautés.
Nous continuerons d’appuyer les membres du personnel de soutien de l’Université Brock et de soutenir leur lutte pour l’équité, la dignité et la sécurité d’emploi.
OSSTF/FEESO, créé en 1919, représente plus 60 000 membres de partout en Ontario. Ils comprennent le personnel enseignant des écoles secondaires de l’Ontario, le personnel enseignant suppléant, les aides-enseignants, les éducateurs et éducatrices, le personnel enseignant à l’éducation permanente et les instructeurs, les éducateurs et éducatrices de la petite enfance, les psychologues, les secrétaires, les orthophonistes, les travailleurs et travailleuses sociaux, le personnel de conciergerie, le personnel de soutien des universités ainsi que plusieurs autres membres du personnel du domaine de l’éducation.